Efforts récents et défis actuels


Depuis l’été 2025, dans le cadre d’un effort de reconstruction d’un réseau canadien de mesure des flux, 174 sites de flux historiques et actifs ont été identifiés à travers le pays, représentant au moins 9 écosystèmes différents.

Répartition des sites de flux canadiens pour lesquels l’écosystème et la végétation sont connus (111), actuellement basée sur les définitions Ameriflux IGBP

Bien que de nouvelles initiatives régionales et sectorielles – telles que CARBONIQUE au Québec, CanN2Onet pour les flux de protoxyde d’azote, et Can-Peat pour le cycle du carbone des tourbières – fassent progresser des composantes importantes de ce tableau national, le Canada manque toujours d’un réseau pancanadien coordonné de flux pour représenter et conserver cette précieuse ressource.

Tous les sites sont principalement gérés par des programmes de recherche individuels, chacun s’appuyant sur une instrumentation, des normes de métadonnées et des chaînes de traitement de données hétérogènes. Les séries temporelles de longue durée restent vulnérables aux pertes en raison de la précarité du financement, des capacités techniques limitées et de l’absence d’un cadre national pour soutenir la gestion et l’interopérabilité des données à long terme.

Étant donné que les sites de mesure des flux au Canada fonctionnent actuellement avec des instruments disparates, une représentation inégale des écosystèmes et un soutien limité en matière de données à long terme, il demeure difficile de produire des évaluations intégrées et pertinentes pour les politiques concernant les flux de GES, d’eau et d’énergie terrestres et aquatiques. De nombreux chercheurs principaux sont disposés à partager leurs données; près de 70 sites ont déjà des données stockées dans Ameriflux.

Toutefois, le manque d’infrastructures coordonnées, de temps et de capacités techniques fait que moins de la moitié des sites canadiens de tours de flux fournissent des ensembles de données ouverts et normalisés, ce qui rend inaccessibles de précieuses séries chronologiques pour la synthèse ou l’intégration dans des modèles. De plus, nous ne pouvons plus compter sur les alliances solides que nous avions auparavant avec nos partenaires internationaux, ce qui rend la souveraineté des données climatiques canadiennes plus importante que jamais.