Comment les données CanFlux peuvent-elles être utilisées ?
Voici quelques exemples d’utilisation des données CanFlux:
Pour soutenir la recherche sur le climat
Un réseau collaboratif à l’échelle nationale de mesures de flux à long terme a un impact manifeste. Ces réseaux fournissent des données quantitatives sur la réponse des écosystèmes aux changements climatiques, notamment aux événements extrêmes, ainsi que sur la variabilité interannuelle et les tendances des flux de carbone et d’énergie des écosystèmes. Les données recueillies par CanFlux contribueront à formuler et à répondre à des questions de recherche telles que:
- Comment et pourquoi l’absorption de carbone par un écosystème évolue-t-elle au fil du temps?
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Comment les pratiques de gestion et de conservation des terres influencent-elles le stockage du carbone?
- Quels sont les facteurs qui déterminent l’absorption et l’émission de carbone, et comment cela varie-t-il d’un écosystème à l’autre?
- Comment les flux sont-ils affectés par des événements extrêmes tels que les incendies de forêt, les vagues de chaleur et les sécheresses, dont la probabilité et l’intensité augmentent?
- Comment les écosystèmes réagissent-ils et interagissent-ils avec le changement climatique?
Pour améliorer et valider les modèles de carbone
En tant que réseau multisite représentant un large éventail d’écosystèmes canadiens, CanFlux joue un rôle essentiel dans le développement et l’évaluation des modèles de carbone existants.
Le Modèle de schéma canadien de surface terrestre incluant les cycles biogéochimiques (CLASSIC) simule les échanges de carbone et d’énergie entre les écosystèmes et l’atmosphère et sert à quantifier les impacts des changements climatiques et de l’utilisation des terres sur le cycle du carbone. Il a été validé à l’échelle locale et mondiale à partir de données de tours à flux, conformément à un système de référence international.
Le Modèle du bilan du carbone du secteur forestier canadien (MBC-SFC3) peut intégrer plus de 200 perturbations prédéfinies et personnalisées, telles que les feux de forêt et la déforestation, pour estimer les stocks de carbone et quantifier le transfert de carbone vers l’atmosphère ainsi que vers le secteur des produits forestiers.
Le Modèle canadien en matière de tourbières (MCaT) est utilisé pour estimer les flux de carbone spécifiquement pour les tourbières, qui représentent environ 12 % de la superficie du Canada. MCaT a déjà été évalué sur 16 sites de tourbières à travers le Canada, et un étalonnage et une validation à l’aide de données standardisées de haute qualité seraient très bénéfiques.
Il existe une synergie inhérente entre les modèles de carbone et les observations de CanFlux, illustrée par les modèles eux-mêmes facilitant la recherche, ce qui à son tour aide à identifier les domaines où ils nécessitent un développement, une amélioration et une validation supplémentaires à l’aide des données de tours à flux.
L’union entre CanFlux et les modèles canadiens de carbone est pertinente à l’échelle internationale, par exemple dans les efforts de modélisation mondiaux comme le projet TRENDY et les intercomparaisons de modèles comme le budget mondial du méthane 2000-2020.
Pour éclairer les changements de politique
Collectivement, les modèles de carbone brièvement décrits sont utilisés par le gouvernement canadien pour la surveillance, la comptabilisation et la communication des émissions de carbone aux niveaux national et international, notamment aux évaluations de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) éclairant ainsi les politiques d’atténuation et d’adaptation au changement climatique.